Le blog de Laurent

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mardi 6 mai 2008

Japon-les-bains

S'il y a une expèrience facile à tenter au Japon : ce sont les bains publics ! Durant mon séjour j'en suis devenu très friand au point d'y aller tous les deux jours (voire plus). Les bains publics sont comme leur nom le laisse entendre un endroit où se laver et où se relaxer. On en distingue plusieurs sortes :

  • l'onsen : le Japon étant un archipel volcanique, on trouve de nombreuses sources chaudes réparties sur tout le territoire (on dit même que dans certaines régions, planter un bâton suffit à en trouver une nouvelle...). L'onsen, c'est cela : une source chaude que l'on utilise pour se baigner !
  • le rotenburo : c'est un onsen à l'air libre
  • le sento : comme les sources chaudes ne sont pas disponibles partout (surtout dans les grandes métropoles, quoique...), il existe des établissements de bain - les sento - qui chauffe l'eau de manière traditionnelle. Ils sont généralement faciles à repérer : il suffit de chercher une grande cheminée. Il y en a un ou plusieurs par quartier - un peu comme nos bistrots - et le rôle n'en est pas si éloigné puisqu'on y retrouve parfois les voisins pour discuter un brin.

Rotenburo - Hakone

Dans tous les cas, pour en profiter il y a un minimum de règles à respecter mais elles sont tellement facile à retenir que normalement n'importe quel gaijin peut entrer dans un bain sans que les autochtones fuient en courant :

  1. Dans le vestiaire, se déshabiller entièrement (vous vous lavez souvent en maillot de bain ? ) et mettre vos affaires dans un panier que vous mettrez sur l'étagère, ou parfois directement dans l'étagère (généralement on trouve des consignes à clef que l'on prend avec soi). Prendre son savon, sa serviette, son rasoir,...
  2. Passer dans la zone de bains : sur les côtés on trouve des robinets et des douches et au centre les bains. Ne pas se jeter directement dans le bain (encore moins en faisant la bombe) : prendre un petit tabouret et une bassine et faire un premier rinçage (à la bassine ou à la douche)
  3. Profiter des bains une première fois
  4. Sortir et se nettoyer soigneusement, partout (faut que ça mousse) et surtout bien se rincer ! Hors de question de mettre du savon dans les bains
  5. Retourner profiter de bains
  6. Sortir et vous secher avant de retourner dans le vestiaire (histoire de ne pas mouiller les tatamis)

A noter que l'on peut faire plus court en faisant uniquement le lavage + les bains. Quant à la petite serviette que certains prennent avec eux parfois (pour se protéger des courants d'air), on peut rentrer dans l'eau avec, l'essorer à l'exterieur puis se la poser sur la tête (pour prévenir les évanouissements).

Onsen - etiquette

Au chapitre des bains, il est courant de trouver dans un sento plusieurs bains chauds (avec différentes températures, du chaud au très très chaud, donc allez-y progressivement ou utiliser le robinet d'eau froide pour diminuer temporairement la température de l'eau), des bains aux herbes, des bains bouillonants, des bains électriques (deux plaques metalliques envoient par induction des faibles courants qui agissent sur les muscles. Attention : n'immerger que la partie inférieure du corps) et un sauna avec son bain froid attenant.

Au chapitre des gens que l'on rencontre, c'est très divers aussi : du jeune étudiant au grand-père qui poussera un soupir en rentrant dans le bain, au yakusa facilement reconnaissable avec ses tatouages. A ce propos, amis tatoués, sachez qu'il vaut mieux les cacher au Japon (même s'il y a l'effet gaijin) et que certains établissements de bains un peu select' vous refuseront l'entrée.

Mon seul regret ? ne pas trouver l'équivalent en France (mais peut être qu'on lancera bientôt un concept love-hôtel/sentô...)

vendredi 2 mai 2008

Et pendant ce temps... le capsule hôtel

Avec Anthony on allait pas rester planté devant l'hôtel à attendre Marianne et Sylvain. C'est pourquoi nous nous sommes rendus dans un capsule hôtel tout proche. Le concept du capsule est de loger le maximum de gens en un minimum de place. Pour cela, on installe les gens dans des "capsules", des boites de 2m par 1m sur 1m. Je le précise tout de suite, les capsules sont placées à l'horizontale (et non à la verticale ! ce qui n'est pas très confortable pour dormir). Autre point, elles ne sont pas empilées sur 20 niveaux (trop dangereux pour ceux qui mettent du temps à se réveiller) : elles sont généralement sur un ou deux niveaux par étage (et on prend donc l'ascenseur pour se rendre au bon étage).

capsule - capsules

Les capsules visent généralement les gens qui ont raté les derniers trains, qui n'ont donc pas d'affaires pour se laver ou se changer.

Une fois rentré et mis nos chaussures dans un casier (dont nous laissons la clef au concierge), nous obtenons la clef de notre capsule (et de notre vestiaire accessoirement). Ceux-ci sont un peu étroit nous avons donc bien fait de ne pas prendre nos gros sacs à dos avec nous. Deux minutes plus tard, nous voilà changés prêt à nous balader dans l'hôtel :

capsule - vestiaire capsule - yukata capsule - vestiaire 2

Ce n'est pas parce que les chambres sont toutes petites que l'hôtel est miteux, loin de là. Il dispose d'un énorme bain au sous-sol qui n'a rien à envier au sento le plus proche. Bien sûr, tout est fourni (brosse à dents, rasoir, grattounette et savon, serviettes, lotions diverses, peignes stérilisés) et il y a même deux saunas (un chaud supportable et un chaud "je n'aurai pas du vider le pot de wasabi"). Aux étages, on trouve des vending machines (distributeurs), les toilettes et des salles de bain, des machines à laver super perfectionnées (elles font lavage et séchage), des fauteuils de relaxation. Anthony a l'air d'apprécier :

capsule - relaxation

Viens le moment d'aller se coucher maintenant que nous sommes tout propre et relaxés. On cherche d'abord sur le plan de l'étage où se trouve notre capsule puis on pénetre dans la zone "calme" (porte de séparation, lumières éteintes) pour se rendre à notre capsule (la mienne est en bas, celle d'Anthony juste au dessus de moi) :

capsule - intérieur 1

Une fois entrée dans la capsule, on dispose d'une bonne couette japonaise, d'une télé, d'une radio, d'un éclairage à luminosité variable, d'un réveil et d'un simple rideau pour fermer sa capsule (pas de porte, pas de clef).Merci encore à Anthony et à son 1m70 d'avoir servi de point comparaison pour les échelles :

capsule - intérieur 2 capsule - intérieur 3 capsule - intérieur 4 capsule - intérieur 5 capsule - intérieur 6

Envie d'une sieste ? allons au lovel hôtel

Le love hôtel est comme son nom l'indique un hôtel où l'on se rend lorsque l'on a plutôt envie d'une sieste crapuleuse. Accessoirement c'est aussi un point de chute pas trop cher (par rapport à un hôtel classique) pour passer une nuit agréable. Selon la durée du séjour les tarifs changent en conséquence :

lovel hotel - tarifs

Trouver un love hotel

C'est assez simple en fait : il y en a un peu partout et les façades ne trompent pas, surtout la nuit :

love hotel - hotel rafale love hotel - le lac love hotel - petit bali love hotel - Q

Cependant il n'ont ni chambre pour 4 ni lits jumeaux donc avec Anthony nous avons choisi un autre endroit pour passer la nuit. En revanche, Marianne et Sylvain se sont gentillement dévoués histoire de ramener quelques photos.

Obtenir une chambre

Pour obtenir une chambre c'est assez rapide : on entre dans les hotels pour consulter la liste des chambres (elles sont souvent à thème). Une fois choisie, le concierge (caché par un rideau) donne la clef et récupère l'argent. A noter qu'on ne voit normalement pas le personnel, que certains love hotels disposent d'une entrée et d'une sortie séparées voire de rideaux pour cacher les voitures dans le parking (discrétion avant tout)

Que trouve-t-on dans la chambre ?

Déjà, une ambiance, un style :-)

love hotel - chambre

On trouve aussi des yukatas, des barres de vitamines, des préservatifs. Certains hotels vont plus loin en fournissant des accessoires de toute sorte, voire une camera. Celui retenu par Sylvain et Marianne pour sa part propose un écran géant pour faire du karaoké et une baignoire à bains bouillonants :

love hotel - chambre 2love hotel - sdb

Et enfin, nos deux tourtereaux en pleine action :

love hotel - karaoke

Retour du Japon...

Ca fait quelques jours que je suis désormais revenu du Japon et encore, dans ma tête, j'y suis encore partiellement bien que le retour à Lyon m'ait un peu douché (ah, tiens, il n'y a personne dans l'aéroport pour nous aider, ah tiens les gens râlent...). Lire le blog de mon collègue Jeremie qui y est actuellement me permet encore de m'y projeter en pensée. Maintenant il faut trier les 1700+ photos prises et s'occuper des 8h de vidéo que nous avons prises à 4 mais je suis confiant :-) Enfin, je prépare plusieurs posts sur des aspects particuliers de la vie japonaise histoire de garder cela longtemps en mémoire et de partager avec ceux qui le veulent le mode de vie de ces gens qui nous ont accueilli pendant deux semaines.

dimanche 27 avril 2008

Tokyo - le dernier jour !

Dernier jour au Japon (je ne compte pas demain car nous le passerons à l'aéroport) : nous les passerons dans les quartiers historiques de la capitale.

  • Asakusa : Le coeur du vieux Shitimachi, il se visite à pied sans problème, à condition de survivre à la foule dominicale. Pour accèder au Senso-ji - le temple, principale attraction - il faudra d'abord se frayer un passage dans namakise-dori, la principale artère pour y accèder avec ses boutiques de chaque côté. Le Senjo-ji est un grand temple censé renfermer une statue en or de la Kannon. L'histoire est d'ailleurs contée sur plusieurs tableaux aux abords du temple. Pourquoi censée ? Parce que la statue n'est pas visible, mais cela n'empêche pas une foule de touristes de passer Kaminari-mon (la porte du tonnerre) gardée par les dieux Fujin et Raijin puis de se rendre à l'autel en passant sous un énorme lampion rouge pour pouvoir jeter une obole en guise d'offrande d'où un cling-cling continu.
  • Harajuku : descente de Omote-sando qui évode soi-disant Paris avec ses cafés et ses boutiques de luxe. Très vaguement pour ma part mais je me promène peu souvent sur les Champs Elysées. Après un passage par Kiddyland pour compléter ma collection Ghibli, direction Meiji-jingu, sanctuaire au coeur de Tokyo. Pour cela, il faut passer par le Jingu-bashi, pont au dessus des boulevards et point de rendez-vous le dimanche des cos-play-zogu, adolescents habillés gothiques ou façon bergère style Marie-Antoinette (entre autres). Plus loin nous rentrons dans Yoyogi-koen, parc sur 53 hectares. Nous découvrons en face des traditionnels tonneaux de sake offerts en guise d'offrande un ensemble de barriques offertes pr des viticulteurs de Bourgogne, avec des crus pas piqués des hannetons. Enfin, nous arrivons au Meiji-jingu, sanctuaire détruit lui aussi détruit pendant la guerre mais reconstruit à l'identique y compris dans le choix des matériaux. Petite surprise : nous assistons à un mariage traditionnel (et à une foule de curieux en quête de sensationnel).
  • Ikebukuro : pas vraiment culturel mais le grand magasin "Tobu" (l'un des plus grands de la capitale) à la sortie de la gare mérite un passage pour quelques dernières emplettes. On commence par le sous-sol et on comprend tout de suite pourquoi le guide dit qu'on peut rester à cet étage facilement durant une demi-journée : des dizaines de petit stands alimentaires (1 pour chaque type de produit) se côtoient proposant des petites dégustations, un peu comme les halles. On a même trouvé un stand charcuterie allemande et fromages français avec comté et tourteau fromager des Deux-Sèvres. Parmi les autres étages où nous nous arrêtons, on retrouve le rayon accessoires de cuisine et son rayon de couteaux pour les sushis et le rayon kimono pour acheter quelques yukatas (avec plus de vendeuses que d'acheteurs)

Après cette fin de journée consumériste, retour à la guesthouse pour nos préparatifs de départ : les prochains posts sur ce blog seront donc de France.

samedi 26 avril 2008

Tokyo - Akihabara - Round 2

Retour dans le quartier d'Akihabara pour une nouvelle séance de shopping. La différence est qu'il fait désormais nuit et que le quartier prend désormais un tout autre visage avec ses façades illuminées de toutes parts et l'augmentation du nombre de jeunes filles en costume dans la rue ou les boutiques.

Kamakura

Dernière excursion au départ de Tokyo avec la charmante bourgade de Kamakura, à l'ouest de la capitale (1h de train max.) qui rivalise sans peine avec Nikko avec ses 65 temples bouddhiques et ses 19 sanctuaires shintoïstes disséminés un peu partout.

Nous nous arrêtons donc à la gare de Kita-kamakura (au nord de la ville) pour commencer notre périple du jour :

  • Engaku-ji : un grand temple zen dont les seuls éléments réellement anciens sont le San-mon (rebâti en 1780) et la cloche Engaku-ji fondue en 1301. Le temple possède bien sûr un grand jardin avec une mini exposition de fleurs (certaines sont protégées par des parapluies)
  • Kencho-ji : un autre grand temple zen dont la majorité des bâtiments annexes ont été détruits par des incendies successifs. Le Butsuden - salle du bouddha avec bien sûr un énorme bouddha dedans - a été rapporté depuis Kyoto pièce par pièce. On peut y voir aussi un énorme bosquet de genevriers vieux de 700 ans et un petit jardin zen reproduisant le kanji "esprit"
  • Tokei-ji : Petit temple sympathique. A la base il permettait aux femmes battues de s'y abriter et de divorcer à condition d'y rester au moins trois ans. Les choses se sont heureusement améliorés depuis et le temple a perdu sa vocation d'origine. C'est en tout cas un endroit un peu retiré et du coup très calme et apaisant (idéal pour une retraite).
  • Daibutsu : une statue de bouddha en bronze de 850 tonnes (14 mètres de haut). Pour l'atteindre, nous avons entrepris la randonnée du Daibutsu, chemin forestier depuis le Tokei-ji soit 3,5km au milieu de la fôret. Malheureusement le parcours fut boueux et glissant à cause du retour de la pluie. Toutefois moins d'une heure après, un peu salis mais en un seul morceau (ou 4 en fait), nous apercevons le bouddha siégeant majestueusement au milieu de l'enceinte. Détail rigolo : on peut aussi visiter l'intérieur de la statue (et voir que c'est grand et sombre).
  • Hasa-dera : visite malheureusement incomplète (nous sommes arrivés peu avant la fermeture) pour ce temple qui offre plusieurs sentiers de promenade au milieu de ses jardins. Il contient une statue de la Kannon en bois de 9 mètres de haut.

vendredi 25 avril 2008

Nikko

Petit détour par Nikko aujourd'hui. Nikko n'est qu'une petite ville avec ses 18000 âmes mais avec ses nombreux temples, c'est aussi un lieu touristique majeur. Le problème de Nikko, c'est qu'il faut compter 2h de train depuis Tokyo (et 2h retour aussi) : Shikansen jusqu'à Utsonomiya puis train local. Nous nous sommes donc levés à 6h du matin (un record !) pour rejoindre la gare d'Ueno ce qui nous a permis d'apprécier les rues de Tokyo vide, enfin pas pour longtemps vu que le temps d'arriver à Ueno, la foule s'était déjà fortement densifiée.

Après les 2h prévues de voyage (où nous avons tant que possible récupéré manque de sommeil occasioné par notre réveil plus que matinal), nous arrivons dans la petite gare JR de Nikko où très vite nous nous rendons compte que nous ne savons pas où aller pour rejoindre les différents site. Toutefois après 10-15 minutes d'errance, nous nous rendons à un guichet pour récuperer un Nikko Free Pass valable 2j pour Chuzenji-jo (2000 ¥ mais l'aller seul pour Chuzenji-jo vaut déjà 1100 ¥) où nous nous rendons immédiatement. Très vite, nous nous rendons compte qu'apercevoir la cascade de Kegan (Kegan-no taki, 97m de haut) va être difficile : au fur et à mesure que nous gravissons la montagne, la petite brume matinale se transforme en un épais brouillard. Dépités nous faisons quasiment demi-tour vers Nikko apercevant le long de la route quelques singes qui comme nous ont l'air de ne pas savoir ce qu'ils font dans ce froid.

Heureusement la suite s'améliore : déjà la vallée est beaucoup plus dégagée et le site de Tosho-gu s'avère fourmiller de trucs sympas à visiter. Grâce à l'achat d'un ticket combiné nous nous rendons dans les monuments suivants :

  • Shin Kyo : Juste avant le site en fait, il s'agit d'un petit pont tout rouge. On peut le visiter (???) mais à 300 ¥ la visite, on a préféré simplement le photographier à distance.
  • Rinno-ji : 1er temple du site, et comme souvent en restauration. Toutefois l'essentiel reste accessible notamment les statues des 3 divinités ( dont 2 Kannons, l'une d'entre elles avec une tête de cheval étant dédiée aux animaux)
  • Tosho-gu : un mini-site comportant de nombreux torii (portes des sanctuaires shinto), une pagode à 5 étages et le Shinkyusha (Ecurie Sacrée) ayant entre autre pour motif des singes dont les fameux 3 singes "Je ne dis pas le mal", "Je ne vois pas le mal" et "Je n'entends pas le mal". L'une des tours, Honji-do contient un magnifique dragon peint à l'encre à même le plafond. Quand on frappe dans ses mains juste sous sa tête (et pas ailleurs) l'écho particulier reproduit le cri du dragon (mais je manque d'expérience en matière de cri du dragon). L'effet est néanmoins saissisant. Juste après on traverse le Yomei-mon, une porte blanche sculptée de toute part (style très baroque). La porte est tellement chargée en ornements que pour ne pas attirer le divin couroux, les concepteurs ont volontairement introduit un défaut avec un pillier posé à l'envers.
  • Futarasan-jinja : une réplique à plus petite échelle du Tosho-gu contenant de belles peinture d'animaux sur fond doré.

Ravigoré par notre excursion au milieu des temples et le retour du beau temps (et accessoirement un délicieux riz au curry), nous retournons faire une visite éclair à Kegan-no taki, et miracle, la cascade est désormais dégagée, permettant quelques photos (à contrejour, rien n'est parfait). Grosse victoire et journée bien remplie

jeudi 24 avril 2008

Tokyo - Akihabara

Après avoir galeré la veille en cherchant un capsule hôtel mixte (que nous ne trouverons finalement pas), nous repartons le matin vers Ikebukuro déposer nos sacs à notre guesthouse de départ (morale de l'histoire : toujours checker avant sur Internet même si dans ce cas précis, l'hôtel est toujours indiqué). Le programme du jour est clairement orienté geek puisqu'il s'agit du quartier d'Akihabara, quartier réputé pour sa ville électronique où l'on peut trouver les derniers gadgets, acheter de la mémoire pour son PC comme on acheterait son poisson à la criée et trouver les derniers goodies pour ses mangas préférées. Si vous êtes allergiques à tout cela, passez votre chemin, ce quartier n'est pas fait pour vous.

Dès la sortie de la gare JR, nous tombons sur les premières filles déguisées (en soubrettes), distribuant des tracts divers. Devant chaque enseigne (grosse ou petite), des crieurs égrennent la liste des promotions du jour. Akihabara offre un choix incomparable de magasins : du petit revendeur spécialisé dans le processeur ou du condensateur jusqu'à la grande enseigne sur 8 étages(dont 4 dédiés au Duty-Free : ami pigeon-touriste, bienvenue). Au gré de nos pérégrinations nous achetons quelques cartes et goodies (perso, j'ai craqué pour des babioles Ghibli et One Piece). Mention particulière à Animate et Mandarake : le dernier est un spécialiste des livres et objets d'occasions, on peut donc y trouver des Shonen Jump de 1971 en parfait état ou bien des robots des années 80 encore sous cellophanes.

mercredi 23 avril 2008

Hakone jour 2 - A la recherche du Mont Fuji perdu

Réveil tôt ce matin (7h, c'est tôt pour nous) pour pouvoir profiter du rotenburo ; l'eau est très chaude mais dans le froid matinal, c'est plutôt agréable (nous sommes nus ne l'oublions pas). De plus, la vue sur les montagnes environnantes et leurs forêts de conifères est très très relaxante. Profitant que nous sommes seuls, nous prenons quelques photos (ce qui est bien sûr interdit, ah ces gaijins...)

Après un petit dejeuner du même acabit que le diner de la veille (tofu, riz, poissons, oeufs, légumes, fromages blancs et autres TIAI - trucs impossibles à identifier) nous laissons nos bagages en dépôt pour faire une longue promenade qui doit nous permettre d'apercevoir le mont Fuji.

Nous nous rendons successivement à Gora en train (ce dernier changeant régulièrement de sens de conduite pour gravir la montagne), puis à Togendai en funiculaire avec un passage au dessus de fumerolles et des carrières de soufre de Soun-zan. A Togendai, nous nous retrouvons au bord du lac Ashino (Ashino-ko) où malheureusement le temps gris et couvert met à mal nos espoirs d'apercevoir le mont Fuji. Nous prenons alors le bateau jusqu'à Hakone-en puis un télépherique jusqu'au ont Komaga Take (1357m). La vue est superbe malgré le temps mais làs, Fuji-san se cache toujours dans la brume. Retour donc à Hakone-en puis à Moto-Hakone (en bateau) et son torii (porte rouge) au bord de l'eau. De là, un bus nous ramène à Hakone pour récuperer nos sacs puis départ pour Tokyo.

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