Comme un poisson...

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mercredi 3 novembre 2010

Elections de mi-mandats

Aujourd'hui les américains se sont rendus aux urnes pour les élections de mi-mandats, où les électeurs votent selon les circonscriptions pour leur représentant au Congrès (comme nos députés), leur sénateur, leur gouverneur (président de région?) et un ensemble de propositions d'initiative citoyenne.

C'est un événement politiquement important, qui survient deux ans après l'élection présidentielle et qui permettra (ou pas) au président actuel Barack Obama de poursuivre son programme. Les choses ne sont pas gagnées puisque le congrès devrait passer aux mains des républicains bien que le sénat lui reste majoritairement démocrate. C'est donc quasiment une situation de blocage qui risque de perdurer jusqu'aux prochaines élections présidentielles.

La campagne a atteint des sommets d'argent dépensé et aussi des sommets de bêtises malheureusement (pour avoir aperçu des spots de campagne, c'est vraiment moche moche moche, il n'y a qu'à voir ce spot par exemple).

En Californie, les choses changent un peu :

  • en ce qui concernent les congressmen, il y a 53 districts en Californie. 33 devraient être démocrates et 20 républicains (à noter que la plupart des élus sortants ont été réelus)
  • pour le sénateur, Barbara Boxer (démocrate) conserve son siège face à Carly Fiorina (ancienne CEO de HP, et républicaine)
  • enfin pour remplacer Arnold Governator Schwarzeneger au poste de gouverneur après ses deux mandats de 4 ans (le maximum permis par la loi californienne), c'est Jerry Brown (démocrate) qui bat Meg Whitman (ancienne CEO d'eBay, et républicaine, sale temps pour les CEO républicains des compagnie hi-tech). A noter que Jerry Brown a déjà été gouverneur de la Californie pendant 2 mandats mais qu'il a pu se représenter puisque il a effectué ses deux mandats avant la promulgation de la loi qui en limite le nombre.
  • enfin, un certain nombre de propositions d'initiative citoyenne ont été mises aux urnes. Pour être soumise au vote des californiens une proposition doit recueillir au moins 433 971 signatures (694 354 pour un amendement de la constitution californienne). En tout ce sont donc 8 propositions sur lesquelles les californiens se sont prononcés :
    • Proposition 19 Légalisation et taxation de la marijuana (rejetée)
    • Proposition 20 Redécoupage de la carte électorale pour le congrés par un comité (acceptée)
    • Proposition 21 Augmentation de 18$ des frais di'immatriculation des voitures pour financer les parcs naturels (rejetée)
    • Proposition 22 Interdiction au gouverneur de récupérer certains fonds attribués à des collectivités locales (acceptée)
    • Proposition 23 Suspension du texte AB 32, the "Global Warming Solutions Act" jusqu'à ce que le chômage tombe en-dessous de 5.5% pendant une année entière (rejetée)
    • Proposition 24 Suppression de 3 niches sur les taxes professionnelles (rejetée)
    • Proposition 25 Le budget et les lois associées peuvent être votées avec une majorité simple au lieu d'une majorité des 2/3 (acceptée)
    • Proposition 26 Obligation d'obtenir une majorité des 2/3 pour voter certaines lois et taxes locales (acceptée)
    • Proposition 27 Retour en arrière sur la proposition 11 concernant le redécoupage des districts. (rejetée)

Voici donc les résultats principaux. Oui, car en fait la liste est bien plus longue. Cela va du petit referendum local à l'élection des représentants dans les écoles, ou bien encore du shérif. Pour se donner une idée il suffit par exemple d'aller jeter un œil (et chopper le tournis) en allant sur la page des résultats pour le conté de Santa Clara. Impressionnant, non ? Peut-être trop, même pour les américains puisqu'au final le taux de participation n'est que de 42% (ce qui reste un meilleur score que 2006).

Pour consulter l'ensemble des résultats, vous pouvez vous rendre ici

dimanche 31 octobre 2010

Artichauts

Cartons 3

Quand je regarde cette pile de papiers, je ne peux m'empêcher de penser à Coluche :

On n'a qu'à manger des artichauts. Les artichauts, c'est un vrai plat de pauvres. C'est le seul plat que quand t'as fini de manger, t'en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé !

En ce qui me concerne, c'est à se demander ce que j'ai transporté...

vendredi 29 octobre 2010

Fin de mois difficile

Je sais que j'ai été plutôt discret ces derniers temps, mais ce premier mois aux États-Unis a été bien occupé et j'ai du coup canalisé mon énergie sur les tâches qui nécessitaient mon attention immédiate, à savoir :

  • travailler
  • faire une demande de nombre magique (aka le Social Security Number ou SSN, et non, ce n'est pas 42)
  • trouver un appartement
  • l'assurer
  • le remplir à coup de meubles suédois, et faire des parties de mécano géants avec mes gentils amis qui jusqu'à présent ignoraient que l'on pouvait mettre plus d'une heure à monter un sommier à lattes à 4.
  • y faire installer l'électricité et Internet (et pleurer sur ma freebox...)
  • acheter une voiture afin d'occuper la place de parking compris dans la location
  • l'assurer
  • la remplir à coup de meubles suédois ah non, finalement, pas besoin, les sièges sont fournis avec...
  • récupérer mes affaires de France
  • assurer ma santé (et mon avenir)

Le blog a donc été délaissé durant cette période mouvementée, contrairement à ma carte bancaire qui, elle, a été bien sollicitée au point de devenir transparente à force d'être passée dans tous les lecteurs de Californie. Mais tout cela n'est bientôt plus qu'un lointain souvenir et toutes ces étapes de mon acclimatation feront l'objet de plusieurs billets détaillés et illustrés, soyez-en certains !

Et puis, c'est loin d'être fini, puisqu'il me reste encore :

  • passer mon permis de conduire
  • m'inscrire à la tombola pour gagner une Green Card (faut que je me dépêche, j'ai jusque début Novembre)
  • m'inscrire sur les listes électorales
  • payer mes impôts

Bref un programme à faire rougir d'envie Oui-Oui et Martine réunis ! Et pour me faire pardonner, une petite chanson (moins ringarde que d'habitude) :

Programme du week-end

Cartons Cartons 2

de toute façon, il fera pas beau...

jeudi 7 octobre 2010

0 crédit !

Raymond n'est pas le seul à n'avoir aucun crédit (cf la vidéo ci-dessus), moi aussi et doublement ! Je m'explique.

Je suis arrivé aux États-Unis avec un peu plus que ma bite et mon couteau, mais en tout cas sans la moindre dette, ce qui ferait de moi, du moins en France, un bon payeur. En théorie. En pratique, un loueur va demander à son futur locataire ses dernières fiches de paye + son avis d'imposition + la même chose à chacun de ses ascendants directs assortie d'une caution solidaire (heureusement que tous les propriétaires - y compris mon ex - ne sont pas aussi exigeants), une agence de crédit va généralement demander quelques renseignements et effectuer une vérification auprès de la Banque de France dans le fameux Fichier des Incidents de Remboursements des crédits aux Particuliers (à noter que ce fichier ne contient que les incidents, pas les montants en jeu).

Ici, les gens délèguent l'évaluation de la solvabilité d'une personne en demandant une vérification du credit score ou historique de crédit. Le credit score, c'est quoi ? c'est un nombre de points qui permet d'évaluer si la personne en face de vous vous paiera rubis sur l'ongle ou deviendra vite le meilleur ami des sociétés de recouvrement. Magie d'internet, il suffit de remplir un formulaire avec le nom et le numéro de sécurité sociale de la personne, et hop, le score s'affiche en quelques minutes (contre paiement bien entendu). Par défaut, on commence bas (pas tout en bas, mais pas suffisamment haut pour que la personne en face de vous ne vous fasse son plus beau sourire), on perd des points quand on prend un crédit, encore plus quand on ne le rembourse pas, et on gagne des points quand on rembourse le crédit en question (normalement plus que ce que l'on a perdu en le prenant). Le point important donc : pour être considéré comme un bon payeur, il faut prendre des crédits (ou au moins ouvrir une ligne de crédit) et les rembourser, tout payer comptant ne suffira pas !

Ce credit score n'est pas attribué par une agence unique comme la Réserve Fédérale, mais par des agences privées pour la plupart. Les trois principales aux US sont Experian, Equifax et TransUnion (avec chacune sa propre notation, en plus d'une notation quasi standard : le FICO). Malheureusement, pour le commun des mortels, le calcul est une grosse boîte noire et il faut donc se contenter de vérifier son score gratuitement une fois par an. A noter que ce système ne s'applique pas qu'aux particuliers : remplacez particulier par état, Experian, Equifax et TransUnion par Fitch, Moody's et Standard & Poor's, et vous comprenez vite pourquoi certains pays ont de plus en plus de mal à obtenir un crédit à la consommation.

Ce credit score est donc un précieux sésame, vérifié par de nombreuses personnes à la moindre occasion : en plus des banques et des assurances, on retrouve l'employeur, le propriétaire, les agences de service (électricité, téléphone, ...) avec comme principale conséquence d'un mauvais score le refus de répondre favorablement à votre requête, ou alors en échange d'une grosse caution !

A titre perso, et bien que n'ayant aucun crédit en France en cours, je pars donc de bas. La situation n'est pas totalement désespérée puisque ma banque locale devrait m'octroyer sous peu une carte de crédit qui contrairement à une carte de débit (ie une carte à débit immédiat avec vérification obligatoire du solde), est une carte de paiement à débit différé, assortie d'une réserve d'argent adossée à un crédit à la consommation (utilisée quand à la fin du mois, on ne paye pas l'encours). Avoir une carte de crédit c'est bien : cela signifie qu'une banque vous fait confiance et cela vous rapporte des points ! Ma banque me fait tellement confiance que la première année, le taux du crédit est de 0% (je vous rassure, l'année suivante, il passe à 12%), si bien qu'on aurait presque envie de placer l'argent que l'on peut emprunter. Oui mais trop emprunter dans cette réserve, cela fait baisser le score. Choix cornélien... Au final, en attendant de faire un high-score, je vais devoir sérieusement mettre la main au portefeuille.

mardi 5 octobre 2010

Proof of stay

Quelques personnes me demandent des photos de San Francisco et de la Californie : j'imagine que c'est pour s'assurer que je suis bien aux États-Unis, et non pas au fond de mon trou de hobbit à Meylan (qui soit dit en passant, est reloué). La vérité, c'est que je ne me promène pas beaucoup pour le moment, le temps de régler le problème de mon futur logement.

Mais juste pour prouver que je suis bien à San-Francisco, voici une photo prise depuis Fort Point: Golden Gate Bridge

J'ai la crève...

...ce qui en soit ne mérite pas un billet, pas plus le fait que j'ai mangé une compote pomme/rhubarbe maison hier soir, pas plus le fait qu'il existe une réelle différence de températures entre San Jose et San Francisco (et même des micro-climats dans San Francisco), mais cela me fournit l'occasion parfaite d'introduire un élément de différentiation entre la France et les États-Unis : les pharmacies !

En France, les pharmacies sont l'endroit où l'on vend des médicaments, ainsi que tout se qui s'approche de près ou de loin du domaine médical (ce qui explique que l'on y trouve notamment des cosmétiques, des compléments alimentaires, etc.). Cependant la liste des produits que l'on peut trouver dans une officine est strictement défini par l'article L5125-24 du code de santé publique. Et rappelons que si la plupart des prix des articles sont libres, ce n'est pas le cas des médicaments remboursables, dont le prix est fixé par convention par le CEPS (Comité économique des produits de santé). Et quand Michel-Edouard Leclerc annonce qu'il souhaite faire baisser le prix des médicaments de 25%, il ne parle en fait que des médicaments non remboursés. Malheureusement pour lui, la vente des médicaments, remboursés ou non, reste réservée aux seuls pharmacies (ce qui implique actuellement la présence obligatoire de docteurs en pharmacie, ainsi qu'une indépendance de ceux-ci par rapport aux détenteurs des capitaux de l'officine). Depuis quelques temps, il est désormais possible pour certains médicaments de se servir directement, mais le passage par un pharmacien est quasiment obligé au moment de payer.

Aux États-Unis, la situation est très différente puisque la pharmacie (ou drugstore) s'apparente plus à la petite supérette. On y trouve cosmétiques, compléments alimentaires (notamment pour maigrir), mais encore produits alimentaires (notamment pour grossir), boissons, services divers comme la vente de cartes téléphoniques ou bien le développement des photos. Seul l'alcool semble exclu de la liste. Et bien sûr, on y trouve des médicaments, situés dans un espace dédié du magasin. Comme en France, on trouve des médicaments en accès libre. Pour être tout à fait exact, le nombre de médicaments disponibles est bien plus important, et les conditionnements beaucoup plus variés (on trouve par exemple des pots de 500 cachets d'aspirine). Tout les médicaments ne sont pas disponibles, et des pharmaciens sont disponibles derrière leur comptoir pour délivrer les ordonnances ou pour les demandes de conseil, mais pour peu que l'on soit venu chercher un petit sirop pour la toux, on peut payer à la caisse du magasin sans voir le moindre pharmacien.

Il est à noter que certains médicaments qui ne font pas l'objet de restrictions particulières en France, nécessitent la présentation d'une pièce d'identité aux États-Unis. C'est notamment le cas des médicaments à base d'éphédrine comme le rhin-advil (mélange d'ibuprofène et de pseudoéphédrine) que je consomme régulièrement pendant les périodes de frimas : l'éphédrine est normalement un décongestionnant des voies respiratoires, mais il peut aussi servir à la fabrication de méthamphétamines qui, elles, décongestionnent plutôt les synapses et se fabriquent aisément avec du matériel tout ce qu'il y a de plus ordinaire (dont la fameuse cocotte minute. Si vous regardez une série ou un film où des trafiquants fabriquent de la drogue à l'aide d'une cocotte, dites vous qu'ils ont fait une razzia de rhin-advil à la pharmacie du coin).

Pour résumer, que vous ayez un petit mal de tête, ou bien que vous avez besoin d'un paquet de céréales ou d'un plat à décongeler, n'hésiter pas à pousser la porte d'une pharmacie aux États-Unis. Et avec un peu de chance, si ma crève s'aggrave, vous aurez bientôt la chance de lire un article sur le système de santé américain

vendredi 17 septembre 2010

Enfin, on y est...

Enfin, me voici donc sur le sol américain (et ce, pour un séjour qui devrait être normalement supérieur à un mois). Cela coïncide accessoirement avec la création d'une nouvelle catégorie sur le blog afin de relater mes futurs exploits dans la contrée d'Oncle Sam. Le voyage (à l'exception du départ) n'a pas été exceptionnel (dit l'homme blasé qui a déjà fait cet itinéraire quasiment une dizaine de fois) et même mon passage à l'immigration n'a pas duré plus de 2min (main droite, pouce droit, photo, un coup de stampel, et hop, merci aurevoir). Récupération de la voiture (pas encore la mienne, mais cela ne saurait tarder) et hop direction San-Francisco avec Monique (mon GPS, pas de fausses idées) pour déjà me rendre compte que se garer à San-Francisco, ça peut devenir compliqué (à cause du manque de places et des rues pentues). Heureusement, j'ai pour l'instant un garage... et un petit appartement en plein S-F (je mettrai à jour avec une carte).

Bon, il reste encore des quantités de choses à faire avant d'être vraiment installé mais je ne boude pas mon plaisir d'être enfin là.

Sinon en vrac :

  • Avatar, le dernier maître de l'air en film, c'est mou du genou... Mieux vaut s'en tenir au dessin-animé
  • Iron Man 2 et Prince of Persia sont eux plutôt sympa
  • j'ai eu droit à deux carrés de chocolat, merci Swiss (à quand un morceau de fromage à la sortie des vols Air-France)
  • San-Francisco était dans la brume quand je suis arrivé (à 17h) et ce matin, il pleut : je sens que je vais encore me faire chambrer (rapport à ma venue qui est toujours annonciatrice de pluie).

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